Le député Jean-Philippe Tanguy, figure du Rassemblement national, a récemment exprimé de vives critiques concernant le projet de loi proposé par la ministre Aurore Bergé, destinée à lutter contre le racisme et l'antisémitisme. Lors d'une interview accordée à Cnews et Europe 1, Tanguy a souligné que la réponse politique face à ces problématiques a échoué durant les vingt dernières années. Ce projet a pour but de renforcer les sanctions contre les discours de haine et d'étendre le délit de négationnisme.
Tanguy, très proche de Marine Le Pen, s'oppose fermement aux peines d'inéligibilité, bien qu'il reconnaisse qu'il pourrait y avoir des exceptions, comme l'indignité nationale. Il a exprimé sa préoccupation face à ce qu'il considère comme une "surenchère législative" qui ne fait qu'illustrer un échec systémique des gouvernements successifs. "Madame Bergé s'inscrit dans ce triste héritage d'échecs, au lieu de proposer des solutions concrètes", a-t-il soutenu.
Le projet de loi, qui commencera son parcours parlementaire en octobre, prévoit des peines d'inéligibilité en cas de négation de crimes contre l'humanité ou de faits graves liés au racisme et à l'antisémitisme. Tanguy a également évoqué le retour d'une homophobie violente, mentionnant que dans de nombreuses agressions, le caractère homophobe est souvent minimisé pour éviter des remous politiques.
"Qui est responsable de ce pas de vague qui permet la prolifération de l'antisémitisme, de la misogynie, de l'homophobie et du racisme ? Ce sont ceux qui prétendaient lutter contre ces problèmes", a-t-il déclaré. Son argumentation résonne avec les préoccupations d'autres experts qui alertent sur l'urgence de mesures efficaces et ciblées pour faire face à ces dérives sociétales.







