L'Assemblée nationale a tranché. Les motions de censure présentées par la gauche et le Rassemblement national (RN) n'ont pas trouvé preneur parmi les députés. La majorité l'emporte, et le volet "dépenses" du budget est adopté.
C'est un soulagement pour le gouvernement. Après les rejet des motions de censure formulées par le RN et la France insoumise la semaine dernière, le ministre Sébastien Lecornu a à nouveau eu recours à l'article 49.3 pour faire passer le volet "dépenses" du budget. Les députés se sont réunis le mardi 27 janvier, où les deux motions de censure ont été fermement écartées. La motion de la gauche, sauf celle du PS, a rassemblé 267 voix, loin des 289 nécessaires, et celle du RN n'a attiré que 140 voix.
Les critiques de la gauche étaient vives, dénonçant un budget qu'ils jugent "sacrificiel pour l'écologie" et remettant en question des "coupes budgétaires" particulièrement marquées dans des domaines tels que l'éducation nationale. Le RN, quant à lui, a fustigé le "reniement de la parole" du Premier ministre, arguant que le budget n'apporte aucune amélioration face à la crise du pouvoir d'achat et continue d'aggraver le déficit public.
Le Premier ministre défend sa stratégie à l'Assemblée
Sébastien Lecornu a pris la parole avant le vote sur les motions de censure, interpellant les députés de l'opposition sur le manque d'alternatives au budget qu'ils critiquaient. Il a affirmé que "la dépense ralentit réellement" et a mis en garde contre le désengagement des critiques, les invitant à préciser comment ils envisagent de faire des économies. Avant l'issue du vote, il a déclaré : "C'est un moment de vérité. Ce vote ne porte pas seulement sur un texte, mais sur la capacité de la France à définir ses priorités. Chacun ici doit assumer ses choix." Une déclaration qui souligne les tensions au sein de l'Assemblée nationale.







