Txirrind'ola, une association engagée pour la promotion de la mobilité douce, s'adresse aux candidats aux élections municipales dans le secteur de Bayonne et ses alentours. Selon leurs observations, un grand nombre de cyclistes potentiels hésitent à utiliser leur vélo en raison de l'insécurité présente sur de nombreux trajets.
Avec la campagne électorale qui bat son plein, les associations comme Txirrind'ola profitent de cette période pour questionner les candidats sur leurs engagements en matière de sécurité urbaine. L'association souligne l'absence de continuité et de sécurité dans les infrastructures cyclables, un enjeu crucial pour attirer plus de cyclistes.
Les bénévoles de l'association font valoir qu'aménager quelques rues isolées ne suffit pas. Il est essentiel de repenser la mobilité à l'échelle territoriale, car passer d'une piste cyclable sécurisée à une route non protégée constitue un frein significatif à l'adoption du vélo. De nombreuses personnes, expliquent-ils, envisageraient de laisser leur voiture au garage si les conditions étaient sécurisées. En effet, les trajets à vélo correspondent souvent aux distances habituelles de trajets domicile-travail.
"Pour un vélo classique, la distance moyenne est de cinq kilomètres, et pour un vélo électrique, dix kilomètres. En dix kilomètres, on peut facilement aller de Saint-Pierre-d'Irube à Bidart. En réalité, 75 % des déplacements sont inférieurs à cinq kilomètres, ce qui pourrait être facilement réalisé à vélo, à condition que les itinéraires soient sécurisés. Par exemple, un résident de Mousserolles qui travaille à Mouguerre bénéficie d'un axe cyclable sûr, mais ceux vivant aux Pontots ou près de BAB2 à Anglet n'ont pas cette chance", illustre Beñat Blazquez Berasarte, membre de la commission infrastructure de Txirrind'ola.
En conséquence, l'association déterminée va envoyer un questionnaire à chaque candidat des élections municipales de 2026 pour évaluer leurs ambitions en termes de développement des pistes cyclables et de promotion de la mobilité douce. Les réponses seront rendues publiques, offrant ainsi une meilleure visibilité sur les engagements pris par les futurs élus.







