Face à l'augmentation des tarifs à la pompe, Marine Le Pen persiste et signe en faveur d'une réduction de la TVA. Selon elle, l'électrification de l'économie, mise en avant par le Premier ministre Sébastien Lecornu, ne serait pas une priorité dans le contexte actuel.
Mercredi 1er avril, la cheffe des députés du Rassemblement National, Marine Le Pen, a vivement critiqué le gouvernement, l'accusant de « mensonges » après l'annonce de Sébastien Lecornu concernant l'utilisation des recettes fiscales supplémentaires engendrées par l'augmentation des prix des carburants pour financer la transition énergétique.
« Le gouvernement a assuré qu'il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires. C'étaient déjà des mensonges », a déclaré Le Pen lors d'une visite au salon Global Industrie à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Son accusation s'appuie sur ses critiques récurrentes de la gestion financière de l'État en période de crise.
Dans la cadre d'une réunion au palais de Matignon, Sébastien Lecornu a évoqué avec ses ministres la nécessité d'accélérer l'électrification de l'économie pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Il a aussi suggéré d'utiliser les « surplus » de recettes fiscales provenant de la hausse des prix des carburants pour cela.
« Qu’ils nous laissent la place ! »
Marine Le Pen a contesté cette stratégie, affirmant que l'électrification ne devrait pas être la priorité. « En situation de crise, la priorité doit être d'utiliser les recettes fiscales supplémentaires pour soulager les contribuables », a-t-elle expressément déclaré.
Parmi ses propositions, elle a mentionné des économies possibles, en prenant comme exemple l'augmentation de 6 milliards d'euros de la contribution française à l’Union européenne pour 2026. Selon Le Pen, ce montant permettrait de financer non seulement la baisse de la TVA de 20 à 5,5 %, mais aussi une réduction significative des taxes sur les carburants, des mesures qu'elle juge essentielles.
Cependant, l'exécutif est sous pression pour maintenir le déficit à 5 % du produit intérieur brut, et refuse de réduire les taxes sur les carburants, une décision que certains considèrent trop risquée sur le plan budgétaire.
« S'ils n'ont aucune idée d'économie pour financer cette mesure, qu'ils nous laissent la place », a lancé Marine Le Pen au gouvernement, appelant à la tenue de nouvelles élections législatives.







