Lundi 22 juin, le pape Léon XIV a reçu au Vatican une délégation de la Fondation Jérôme Lejeune. Cette rencontre prend une ampleur singulière alors que l'Assemblée nationale aborde, le même jour, la proposition de loi sur la fin de vie.
À peine quelques jours après le centenaire de la naissance du professeur Jérôme Lejeune, les représentants de la fondation ont été accueillis dans la salle d’audience du Vatican. Léon XIV a salué leur « engagement en faveur de la vie et de la dignité humaine », les incitant à continuer la lutte menée par celui qui a consacré sa vie à défendre les plus vulnérables.
« Soyez comme lui des témoins engagés dans la société, au service de la recherche constante du bien commun », a déclaré le pape, ajoutant que « le bien commun n'exclut aucun de ceux qui ont été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu ». Un rappel frappant de l’enseignement social de l’Église, soulignant l’importance de la vie et des droits de chacun.
L’héritage de Jérôme Lejeune
Désigné vénérable par le pape François en 2021, Jérôme Lejeune (1926-1994) est reconnu à l’échelle mondiale pour avoir découvert, en 1958, l’origine de l’anomalie chromosomique liée à la trisomie 21. Son engagement a été salué par des générations, et il était un membre respecté de l’Académie Pontificale des Sciences, ayant lié une forte amitié avec le saint pape Jean-Paul II. Ils avaient, d'ailleurs, partagé un repas le 13 mai 1981, quelques heures avant que le pape ne soit victime d'une tentative d'assassinat sur la place Saint-Pierre. Jean-Paul II lui avait rendu hommage en se recueillant sur sa tombe à Châlo-Saint-Mars lors de son voyage en France en août 1997, témoignant de l'impact durable de Lejeune sur le cœur de l'Église et de la société.







