Le maire de Royan, Patrick Marengo, a exprimé son impatience quant à l'avancement du programme immobilier sur l'îlot Saint-Pierre, qui prévoit la construction de 200 logements. Au cours d'un conseil municipal, il a mis les promoteurs, Bouygues Immobilier et Eden Promotion, ainsi que la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), face à leurs responsabilités. En effet, leur approbation est essentielle pour débloquer la situation.
Le programme immobilier, situé sur le site de l’ancien centre technique municipal, prend du retard, et le maire a averti que si la vente des terrains n’était pas finalisée d'ici au 31 décembre 2026, il envisagerait de passer à d'autres projets. Ce retard pourrait nuire à la capacité de la ville à répondre à la demande croissante de logements dans cette station balnéaire prisée.
« Nous n'irons pas au-delà du 31 décembre 2026. Je suis au bout de ma patience », a déclaré Marengo, soulignant le défi auquel fait face la ville pour augmenter son offre de logements. Selon des informations du Sud Ouest, le maire a également remis en question les exigences de la DDTM, qui impose un contingent de 25 % de logements sociaux sans fournir les ressources nécessaires pour leur réalisation.
Un agrément nécessaire
Le maire rappelle que l’obtention d’un agrément de financement pour les logements sociaux est essentielle pour bénéficier des aides de l'État, et que ce processus semble se dérouler plus lentement que prévu. Cela complique encore les choses pour les promoteurs qui tentent d'établir un équilibre économique viable. De plus, la vente des deux parcelles de terrain, dont la superficie totale s'élève à 4 041 m², a déjà été reportée à plusieurs reprises.
Les promoteurs se disent optimistes quant à la viabilité du projet, mais eux aussi se heurtent aux réalités du marché immobilier. Eden Promotion indique même sur son site que la livraison est prévue pour le troisième trimestre 2028, avec des prix commençant à 163 000 euros pour un appartement d'une pièce jusqu'à 529 000 euros pour un appartement de quatre pièces.
Les Royannais prioritaires ?
Le sujet des attributions de logements a également suscité des débats parmi les élus. Un conseiller municipal a soulevé des préoccupations quant à l'accès des Royannais aux nouveaux logements. Selon les normes, 20 % des logements doivent être attribués aux résidents locaux. Cependant, dans la pratique, ce chiffre pourrait dépasser largement ce pourcentage, car la ville bénéficie d'une certaine influence sur le choix des candidats.
Cette situation met en lumière la complexité de la dynamique entre les besoins locaux et les exigences du développement urbain. Alors que les discussions se poursuivent, la ville de Royan devra naviguer habilement pour équilibrer intérêts privés et besoins publics.







