Pour éviter que les victimes soient blessées une seconde fois, le parquet de Paris a annoncé un plan d’action novateur. Cette initiative vise à « limiter la victimisation secondaire », un phénomène qui touche des nombreux témoins et victimes d'infractions. Les retards, le manque d’écoute et les propos déplacés sont autant d’éléments qui amplifient leur traumatisme.
La victimisation secondaire concerne plus largement la réponse du système judiciaire et ses acteurs. Un groupe de travail initié fin 2024 a introduit 55 nouvelles mesures, allant de la dénonciation à l’indemnisation, en mettant en lumière les expériences vécues par les victimes.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a précisé que les modifications touchent « les victimes de toutes infractions », avec un accent particulier sur les violences conjugales, sexistes et sexuelles. Les témoignages récents témoignent de l’évolution nécessaire, comme l'expression de regrets de la part de juges envers les victimes, ce qui témoigne d'un changement de culture au sein du système judiciaire.
Des témoignages tels que celui de Clara Achour, victime de viol, révèlent encore des lacunes dans la prise en charge : « On m’a demandé si j’avais pris du plaisir ». Néanmoins, des progrès sont notés; « un juge m’a présenté des excuses, c’était bouleversant », souligne-t-elle.
Christophe, un représentant de victimes, a également remarqué une évolution : « On m’a écouté, pas seulement entendu ». Pour lui, des explications claires sur les procédures sont essentielles, même s'il faut du temps.
Les magistrats, quant à eux, sont confrontés à des enjeux culturels. Peimane Ghaleh-Marzban rappelle qu’être impartial ne signifie pas être distant. Ce tournant vers un accueil plus humain est considéré comme une « véritable révolution culturelle. »
Le plan entrera en vigueur dès septembre. Il englobe des pratiques administratives de base, telles que l’obligation de recevoir des plaintes, ainsi que des mesures de soutien, comme orienter les victimes vers des associations d'aide. La formation des policiers sera également renforcée, incluant des mises en situation pour mieux comprendre le vécu des victimes.
Une des réflexions clés concerne la confrontation entre la victime et le suspect, souvent vécue comme une épreuve supplémentaire. Le parquet interroge donc la nécessité de cette pratique. Qui plus est, les décisions concernant les affaires classées sans suite seront clarifiées pour assurer que les victimes ne se sentent pas délégitimées.
Des avancées sont également prévues en matière de suivi médical. Les hôpitaux seront tenus de fournir des comptes rendus systématiques après les examens médicaux légaux, une demande forte des victimes, selon Marie-Charlotte Dalle, de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Enfin, lndispensable pour les victimes, l’accès au droit sera facilité, comme l’exprime l’avocate Me Carine Denoit-Benteux : « La gratuité est clé dans ce cheminement vers la protection. »
La victimisation secondaire concerne plus largement la réponse du système judiciaire et ses acteurs. Un groupe de travail initié fin 2024 a introduit 55 nouvelles mesures, allant de la dénonciation à l’indemnisation, en mettant en lumière les expériences vécues par les victimes.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a précisé que les modifications touchent « les victimes de toutes infractions », avec un accent particulier sur les violences conjugales, sexistes et sexuelles. Les témoignages récents témoignent de l’évolution nécessaire, comme l'expression de regrets de la part de juges envers les victimes, ce qui témoigne d'un changement de culture au sein du système judiciaire.
Des témoignages tels que celui de Clara Achour, victime de viol, révèlent encore des lacunes dans la prise en charge : « On m’a demandé si j’avais pris du plaisir ». Néanmoins, des progrès sont notés; « un juge m’a présenté des excuses, c’était bouleversant », souligne-t-elle.
Christophe, un représentant de victimes, a également remarqué une évolution : « On m’a écouté, pas seulement entendu ». Pour lui, des explications claires sur les procédures sont essentielles, même s'il faut du temps.
Les magistrats, quant à eux, sont confrontés à des enjeux culturels. Peimane Ghaleh-Marzban rappelle qu’être impartial ne signifie pas être distant. Ce tournant vers un accueil plus humain est considéré comme une « véritable révolution culturelle. »
Le plan entrera en vigueur dès septembre. Il englobe des pratiques administratives de base, telles que l’obligation de recevoir des plaintes, ainsi que des mesures de soutien, comme orienter les victimes vers des associations d'aide. La formation des policiers sera également renforcée, incluant des mises en situation pour mieux comprendre le vécu des victimes.
Une des réflexions clés concerne la confrontation entre la victime et le suspect, souvent vécue comme une épreuve supplémentaire. Le parquet interroge donc la nécessité de cette pratique. Qui plus est, les décisions concernant les affaires classées sans suite seront clarifiées pour assurer que les victimes ne se sentent pas délégitimées.
Des avancées sont également prévues en matière de suivi médical. Les hôpitaux seront tenus de fournir des comptes rendus systématiques après les examens médicaux légaux, une demande forte des victimes, selon Marie-Charlotte Dalle, de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Enfin, lndispensable pour les victimes, l’accès au droit sera facilité, comme l’exprime l’avocate Me Carine Denoit-Benteux : « La gratuité est clé dans ce cheminement vers la protection. »







