La co-réalisatrice Sabrina Gunnell, aux côtés de son mari Steven, revient sur le phénomène Sacré Cœur, qui a ému plus de 475 000 spectateurs en France. Ce succès inattendu témoigne d'une quête de transcendance au sein d'un public avide de sens et de spiritualité dans un monde marqué par le désespoir.
Les échos du film ne se limitent pas à l'Hexagone, puisqu'il rencontre un franc succès dans des territoires variés comme les DOM-TOM, l'Afrique francophone, et même au-delà, dans des pays comme le Luxembourg, la Suisse et la Belgique. L'accueil enthousiaste du public, comme en témoigne un visionnage en direct depuis Abidjan, révèle une véritable soif d'échanges et d'émotions partagées.
Toutefois, Sacré Cœur n'échappe pas aux controverses. Des refus d'affichage par la RATP et la SNCF, ainsi que des annulations de projections par des municipalités, ont été relayés par plusieurs médias, provoquant des débats sur la place du film dans notre société. Ces réactions, bien qu'inattendues, ont paradoxalement permis d'attirer l'attention sur le long-métrage, facilitant un dialogue sur sa portée et son message.
Le voyage du film ne s'arrête pas là. Récemment, Gunnell a évoqué l'accueil triomphal du film au Liban, affirmant que la terre où le Christ a marché a fait écho à leur œuvre. Selon elle, cette résonance internationale témoigne du désir universel de trouver espoir et lumière.
Concernant leur prochain projet, qui se penche sur la figure du Christ, Gunnell explique que l’idée est née d’un échange avec un prêtre. "Vous êtes chrétiens, faites un film sur le Christ", lui a-t-il conseillé. Un défi ambitieux alors que le pays n’a pas produit d’équivalent sur le sujet en matière de long-métrage. Ce projet estampillé La Lumière du Monde s'inspirera du titre provisoire Le Procès du Christ, proposant une nouvelle approche de la passion du Christ.
Au-delà de l'apport visuel et scénaristique, ce film aux ambitions élevées invitera les spectateurs à une introspection personnelle : "Et moi, comment aurais-je réagi?"
Ce renouveau dans le cinéma chrétien français, alors longtemps laissé de côté, montre que la créativité inspirée peut toujours trouver sa place dans un monde complexe. En attendant les retombées financières de Sacré Cœur, les réalisateurs se concentrent sur le développement de leur prochain projet, espérant réaliser leur rêve de le voir sortir à partir de 2028, lors de l’anniversaire des vingt-cinq ans de l’institution des Mystères lumineux.







