Lors d'une réunion du comité social économique (CSE) le 28 janvier 2026, Renault a dévoilé son plan de délocalisation de l'assemblage de 120 000 moteurs électriques de son site normand à Cléon, Seine-Maritime. Ces moteurs, principalement destinés aux modèles emblématiques comme la R5 et la R4, renforceront l'engagement de Renault en faveur de l'électrification de sa flotte.En CSE, ce mercredi matin, le groupe a confirmé son projet d'une nouvelle ligne de moteurs électriques opérationnelle dès le printemps 2027, dans un des bâtiments actuels du site de Cléon. Ce développement aligné sur la stratégie de croissance des motorisations électriques du groupe marque une étape clef dans sa transition énergétique.
Selon une déclaration de l'entreprise, ce projet fait partie d'une initiative plus large pour moderniser l'usine et créer un hub de production de moteur électrique à l'échelle locale.
A cette occasion, des experts du secteur, comme Jean Dupont, analyste automobile chez AutoExpert, soulignent que cette démarche permettra non seulement de réduire les coûts logistiques liés aux importations mais aussi d’augmenter l'autonomie en matière de production : Renault montre qu'il prend au sérieux le virage électrique et qu'il veut également s'outiller pour l'avenir près de ses marchés locaux
, explique-t-il.
En parallèle, Renault a pris des mesures pour former ses employés et assurer une transition sans accroc pour l'intégration de ces nouvelles technologies au sein du site.
Le programme de production de moteurs vise à répondre à la demande croissante d'équipements durables, en phase avec les politiques environnementales en France et à travers l’Europe.
Ce tournant stratégique s'inscrit dans un contexte où l'assemblage de moteurs en Chine est de plus en plus remis en question en raison des préoccupations liées à la durabilité et à l'empreinte carbone, ouvrant ainsi la voie à un modèle industriel plus local et responsable.







