Jeudi 29 janvier 2026, aux alentours de 8 h, un grave accident impliquant un cheval et une voiture s'est produit sur la route départementale 911 à Ménil-Ciboult, commune du bocage ornais. Selon la gendarmerie, l'animal, en divagation, a été percuté par le véhicule, qui a ensuite basculé dans le fossé.
Deux blessés légers pris en charge, animal décédé
Le cheval est décédé sur le coup. Les deux occupants du véhicule — un père et son fils — ont été légèrement blessés et transportés au centre hospitalier de Vire (Calvados) pour des examens, indiquent les secours. L’intervention des pompiers, mobilisant treize soldats du feu provenant des centres de Tinchebray-Bocage, Flers, Sées, Argentan et Domfront-en-Poiraie, s’est achevée vers 10 h 30.
Ouest-France, qui a couvert l’événement, précise que la gendarmerie a ouvert les constatations sur place pour déterminer les circonstances exactes et vérifier les conditions de divagation de l’animal.
Des animaux en liberté, un risque routier récurrent
Les collisions entre véhicules et animaux d’élevage ou de compagnie restent une source régulière d’accidents sur les routes rurales. France Bleu Normandie rappelle que la présence d’animaux sur les chaussées en secteur bocager est un risque connu en période hivernale, lorsque la visibilité baisse et que certains troupeaux peuvent sortir de leur enclos.
Les autorités locales et les associations de protection animale appellent à la vigilance. Un responsable de la préfecture de l’Orne indique que des contrôles peuvent être renforcés et que les propriétaires doivent s’assurer de la sécurité des clôtures et des attelages, surtout le long des axes départementaux fréquentés.
Points de prévention et réactions d’experts
Des spécialistes de la sécurité routière soulignent l’importance d’adapter sa vitesse et sa vigilance sur les routes secondaires, particulièrement à l’aube et au crépuscule. "Sur ce type d’axes, il est essentiel de réduire sa vitesse et d’élargir la zone d’observation", commente un expert en prévention routière interrogé par la presse locale.
Du côté vétérinaire, un professionnel consulté par les médias locaux rappelle que la divagation d’un cheval peut résulter d’un acte involontaire (clôture endommagée, porte de pâture mal fermée) et que la cohabitation entre axes routiers et animaux d’élevage nécessite une vigilance partagée entre propriétaires, collectivités et automobilistes.
Suite de l’enquête
La gendarmerie poursuit ses investigations pour préciser les circonstances exactes de l’accident et déterminer d’éventuelles responsabilités en matière de divagation. Les agriculteurs et éleveurs de la zone ont été invités à vérifier leurs installations. Les conducteurs sont, quant à eux, rappelés à la prudence sur la D911 et les routes rurales en général.
Pour plus d’informations, voir les comptes rendus publiés par Ouest-France et France Bleu Normandie.







