Les salariés de TotalEnergies en grève pour des salaires dignes face à la hausse des carburants

Des grèves dans les stations-service mettent en lumière les inégalités face à la flambée des prix.
Les salariés de TotalEnergies en grève pour des salaires dignes face à la hausse des carburants
« Le carburant est devenu très cher, donc on a demandé une aide à Total qui nous a répondu par la négative. On a essayé de négocier, rien n’y a fait, donc demain on fait grève », a déclaré à l’AFP Djamila, déléguée syndicale CGT © Januari

Ce vendredi 17 avril, à l'initiative de la CGT, des employés d'Argedis, une filiale du géant pétrogazier TotalEnergies, sont en grève, entraînant la fermeture de plusieurs stations-service sur les autoroutes. Ce mouvement vise à revendiquer des augmentations de salaires en réponse à l'augmentation vertigineuse des prix à la pompe, qui rend la vie de ces professionnels de l’autoroute de plus en plus difficile, alors que le groupe TotalEnergies réalise d'importants bénéfices.

Les automobilistes se heurtent à des portes closes dans certaines stations du groupe, particulièrement en ce moment, alors que la région parisienne se prépare pour le début des vacances. La CGT appelle à la mobilisation de l'ensemble des 3 200 salariés d'Argedis, dénonçant la situation économique devenue insoutenable avec l'envolée des prix de l'essence. Selon un article de L'Humanité, cette hausse est en grande partie attribuée à la guerre au Moyen-Orient.

« Quand nous venons travailler, nous nous appauvrissons, pendant que Total s’enrichit », ont affirmé les grévistes devant une station à Lyon. Des collègues de Marseille et du Mont-Saint-Michel ont souligné que : « Deux pleins dans le mois, même à 2,25 euros le litre, c’est 15 % de notre salaire. Venir travailler, c’est s’appauvrir. »

Une exigence : augmentation immédiate et significative des salaires

Les salariés du secteur, bien qu’ils soient en première ligne, subissent aussi les conséquences de la flambée des prix, alors que les compagnies pétrolières, selon Greenpeace, ont empoché des bénéfices d’exploitation supplémentaires de 2,5 milliards d’euros rien que pour le mois de mars. D’après le Financial Times, Total a également réalisé un bénéfice significatif grâce à des investissements anticipés.

Djamila, déléguée syndicale de la CGT, a expliqué à l’AFP que « Le carburant est devenu très cher, donc on a demandé une aide à Total qui a refusé. Après plusieurs tentatives de négociation sans succès, nous avons décidé de faire grève ». La direction de TotalEnergies a proposé une « prime carburant » oscillant entre 15 et 40 euros pour une durée de deux mois, une offre qualifiée de « miettes » par les grévistes.

Les revendications de la CGT sont claires : « Une augmentation immédiate et significative des salaires, l’indexation des salaires sur l’inflation et la garantie de vivre dignement de notre travail ». Bien que la direction indique que seulement 4 % des stations de la filiale sont fermées, la CGT évalue à près de 10 % le nombre de stations en grève, alertant également sur des tentatives de remplacement des grévistes par des intérimaires.

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