Le ministère des Finances des États-Unis a révélé, ce lundi, qu'il ajoutait à sa liste des entités et individus sous sanction la Dirección de Inteligencia cubaine ainsi qu'une dizaine d'éminents responsables du régime. Parmi ces derniers figurent le président de l'Assemblée nationale, trois ministres et quatre généraux.
Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), une inscription sur cette liste interdit à tout citoyen ou entreprise américaine, ainsi que leurs filiales, de commercer avec les entités visées.
Guantanamo sous la menace de drones cubains
Cet acte se déroule dans un climat de vives tensions entre les deux nations, alors que des représentants cubains accusent les États-Unis de préparer une agression politique contre l'île. Le 17 mai, le site d'information Axios a rapporté des sources affirmant que Cuba envisageait d'utiliser des drones militaires pour des attaques potentielles contre la base de Guantanamo.
Début mai, les États-Unis avaient déjà annoncé un renforcement des sanctions à l'encontre de Cuba. Dans ce cadre, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a effectué une visite à La Havane pour des discussions critiques avec des responsables cubains, marquant une période difficile pour les relations bilatérales.
Récemment, les autorités cubaines ont diffusé un « guide de la famille » visant à préparer la population à une agression militaire, selon des informations de médias locaux. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a affirmé en avril que son pays était prêt à faire face à de potentielles agressions militaires américaines. Il a également mis en garde, ce lundi, sur son compte X, sur les risques liés à une confrontation directe, précisant :
"La menace elle-même constitue déjà un crime international. Si elle se matérialisait, elle provoquerait un bain de sang aux conséquences incalculables, ainsi que l'impact destructeur pour la paix et la stabilité régionales."
Ces récents événements ne font qu'accentuer le climat de tension croissante entre Washington et La Havane, soulignant les implications géopolitiques et la nécessité d'un dialogue pour éviter une escalade conflictuelle. Des experts s'interrogent désormais sur la viabilité de toute forme de normalisation des relations entre les deux pays dans un futur proche.







