La Bourse de New York a fermé sur un déclin notable mercredi, touchée par une baisse significative des valeurs technologiques, dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l'Iran.
L'indice Nasdaq, qui est souvent synonyme de haute technologique, a enregistré une perte de 1,98%. Parallèlement, l'indice S&P 500 a chuté de 1,62% tandis que le Dow Jones a reculé de 1,87%.
"Nous assistons à des prises de bénéfices dans le secteur technologique après deux mois de forte croissance," analyse Angelo Kourkafas d'Edward Jones, cité par l'AFP.
Les valeurs associées à l'intelligence artificielle, qui avaient soutenu le marché new-yorkais, subissent particulièrement les conséquences de ce retournement, comme le montre la chute de 3,73% de Nvidia, dont le titre est tombé à 200,42 dollars.
Au cours de la semaine, la capitalisation boursière de Nvidia a diminué d'environ 350 milliards de dollars, illustrant une perte de près de 7% de sa valeur.
D'autres poids lourds des semi-conducteurs, tels que Qualcomm (-6,92%), Broadcom (-5,12%), AMD (-4,86%) et Intel (-0,82%), ont également vu leurs actions plonger.
Cette pression s'étend également aux géants du numérique. Microsoft a reculé de 1,50%, Alphabet (maison mère de Google) de 2,16%, et Meta de 2,33%.
Malgré cette volatilité, Kourkafas reste optimiste : selon lui, nous assistons à un "ralentissement naturel" qui ne remet pas en question les futurs développements dans le secteur de l'IA.
En revanche, Jose Torres d'Interactive Brokers exprime davantage d'inquiétudes au sujet des coûts exorbitants du secteur et des incertitudes concernant les retours sur investissements, qui alimentent cette tendance baissière.
Les tensions géopolitiques jouent également un rôle crucial : Kourkafas souligne une intensification des préoccupations entre les États-Unis et l'Iran. Mercredi, le président américain a déclaré que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été bénéfique pour eux", précisant qu'ils allaient "en payer le prix".
De son côté, Téhéran a annoncé avoir ciblé des bases américaines dans le Golfe en réponse aux frappes de Washington sur des cibles iraniennes, faisant monter les prix du pétrole et exacerber les craintes inflationnistes.
Des données récentes indiquent une inflation ayant bondi à 4,2% en mai, soit le niveau le plus élevé depuis trois ans.
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'État à dix ans s'établissait à 4,55% vers 20H30 GMT, en hausse par rapport à 4,52% la veille.
Du côté des entreprises, les investisseurs attendent avec impatience l'introduction en Bourse de SpaceX, prévue vendredi, qui pourrait lever environ 75 milliards de dollars pour une valorisation de 1.750 milliards de dollars.
En attendant, la chaîne de restaurants Cracker Barrel a connu une belle performance, avec une hausse de 22,56% pour atteindre 44,49 dollars, après avoir enregistré un bénéfice net par action de 29 cents, bien au-dessus des prévisions d'une perte de 48 cents.
Fort de ces résultats, Cracker Barrel a relevé ses prévisions annuelles, suscitant l'enthousiasme des investisseurs.







