Entre 2022 et 2026, deux frères ont orchestré des rendez-vous via une application de rencontre, sous de faux prétextes, afin d'attirer des victimes pour des agressions homophobes. Leur complice filmait les actes alors qu'ils se livraient à des violences ciblées.
Jeudi, le tribunal correctionnel d'Avignon a infligé des peines allant jusqu'à quatre ans de prison, dont deux sous sursis, à deux jeunes hommes ainsi qu'à leur complice, condamné à 18 mois de réclusion, pour des agressions commises en janvier sur deux sites, l'un à Vedène et l'autre à Avignon. Ce dernier a filmé toutes les opérations.
Les frères, âgés de 19 et 20 ans, ont été reconnus coupables d'agressions aggravées, ayant notamment utilisé des armes et ciblé des personnes en raison de leur orientation sexuelle. Selon l’avocate de la défense, Isabelle Cuilleret, ces actes de violence ont été en partie influencés par l'exposition des jeunes à des sites masculinistes en ligne.
« Ils ont été inspirés par ce qu'ils ont vu sur les réseaux sociaux, y compris des contacts qu'ils entretenaient avec des personnes aux États-Unis », a-t-elle déclaré à l'AFP. Cette vision déformée de la réalité a conduit à des actes inacceptables qui soulèvent des inquiétudes sur l'impact des contenus en ligne sur les jeunes générations.
La publication La Provence a rapporté que les trois hommes avaient initialement tenté de justifier leurs actions en prétendant vouloir « traquer les pédophiles », une justification controversée qui met en évidence le flou moral qui a pu influencer leurs comportements. Deux agences de lutte contre l'homophobie ont appelé à un débat public sur la manière dont les médias et les technologies façonnent les attitudes des jeunes face aux questions de genre et d'orientation sexuelle.
Cette affaire rappelle l'importance d'une éducation sur la diversité et le respect, ainsi que la nécessité d'un dialogue ouvert pour combattre la haine et la violence.







