L'enquête sur l'incendie tragique survenu au bar Le Constellation à Crans-Montana, qui a coûté la vie à 41 personnes lors des célébrations du Nouvel An, a pris un nouveau tournant. Le ministère public du Valais a annoncé le 16 avril 2024 l'élargissement de cette enquête, touchant maintenant quatre responsables et ex-responsables municipaux. Avec ces nouvelles implications, le nombre total de personnes concernées par l'instruction pénale grimpe à treize.
Selon une information rapportée par l'agence Keystone-ATS, ces derniers acteurs politiques, dont les noms n'ont pas encore été divulgués, seront convoqués pour être entendus entre le 11 mai et le 3 juin. Parmi les mis en cause figurent des membres actuels et anciens de la municipalité, reflétant la gravité des manquements liés à la sécurité des établissements de la région.
Jacques Moretti, copropriétaire du bar, reste au centre de l'attention. Prévu pour être interrogé à nouveau le 5 juin, il a récemment vu son audition initialement programmée pour le 7 avril reportée à cause de motifs médicaux, selon ses avocats. Les avocats des parties civiles, tels que Me Romain Jordan, ont exprimé leur satisfaction quant au rythme des investigations, soulignant l'importance d'apporter des réponses aux familles des victimes.
A la suite des tragiques événements, la municipalité de Crans-Montana a reconnu des défaillances dans les contrôles de sécurité au sein du bar, abandonnés depuis 2019, ce qui a soulevé des critiques sévères face à une catastrophe d'une telle envergure. En parallèle, Nicolas Féraud, le maire de la commune, a fermement nié toute responsabilité personnelle, déclarant qu'il n'avait jamais été informé de ces manquements et avait mis à disposition les ressources nécessaires pour assurer des contrôles adéquats.
Le bilan de l'incendie est tragique : 41 victimes, parmi lesquelles de nombreux jeunes étrangers, notamment d'Italie et de France. Actuellement, 38 personnes sont encore hospitalisées ou en réhabilitation, affirmant la nécessité d'une réponse rapide et efficace de la part des autorités. Des éléments préliminaires de l'enquête indiquent que le feu aurait été déclenché à cause d'étincelles provenant de bougies, qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond, provoquant une réaction en chaîne de destruction et de panique.
D'autre part, le ministère public a révélé le rejet d'une demande formulée par Me Garen Ucari, l'avocat d'une des victimes, concernant la mise en place de procureurs extraordinaires pour se pencher sur le dossier. Malgré la portée médiatique et internationale de cette tragédie, le bureau du procureur a affirmé qu'il avait les moyens nécessaires pour mener cette enquête de manière efficace.
Alors que la communauté continue de pleurer ses pertes, le processus judiciaire sera scruté de près, et les prochaines auditions pourraient éclaircir davantage la responsabilité des acteurs impliqués dans cette débâcle tragique.







