Ce dimanche 10 mai 2026, la maison centrale de Saint-Maur a été le théâtre d'une mutinerie qui a vu des détenus provoquer un incendie mineur dans la cour de promenade. Les pompiers et les forces de sécurité sont intervenus, mettant un terme à la situation sans blessés, comme l’a confirmé le procureur de la République, David Marcat.
L'incendie, déclenché lorsque des détenus ont brûlé des morceaux de bois, notamment des portes en bois, a été maîtrisé avant 21 heures par les agents pénitentiaires, bien que 34 pompiers et 14 engins aient été mobilisés pour évaluer la situation. Des fumées toxiques ayant été produites, plusieurs détenus et personnels pénitentiaires ont été évacués et examinés pour des possibles intoxications. Selon des sources, environ 52 personnes ont été regroupées dans un gymnase à l’intérieur de la prison pour des bilans de santé.
Rachel Combelle, capitaine des pompiers, a précisé que malgré la nature délicate de l’intervention, l’équipe a agi avec précaution pour éviter les risques directs. "Nous avons dû établir un périmètre de sécurité pour protéger le personnel de secours", a-t-elle déclarée.
Dans la nuit, des forces d'intervention spécialisée ont été déployées pour assurer la sécurité des lieux, ce qui a permis de maintenir la situation sous contrôle. David Marcat a souligné que les détenus avaient obtempéré lors de cette intervention et ont été rapidement isolés pour éviter tout incident supplémentaire.
A la fin de l'opération, l'accent a été mis sur l’enquête. Les enquêteurs, en collaboration avec des spécialistes, ont analysé les vidéos de surveillance afin d’identifier les individus impliqués dans cette mutinerie. "Il est crucial de comprendre les dynamiques à l’œuvre lors de cet événement", a ajouté le procureur.
Pour conclure, plusieurs gardes à vue devraient avoir lieu ce lundi, visant les détenus considérés comme ayant joué un rôle central dans cet incident. Bien que les motifs exacts de cette mutinerie restent flous, le procureur a affirmé qu’il ne s’agissait pas de revendications connexes à la condition pénitentiaire, celle-ci étant apparemment acceptable selon les standards en vigueur.







