Ce jeudi 22 janvier, la procureure de la République de l'Ardèche a exposé ses réquisitions devant le tribunal correctionnel de Privas concernant la Famille Missionnaire de Notre-Dame et son supérieur, le Père Bernard, tous deux accusés d'abus de faiblesse entre 2015 et 2020. Ces accusations soulèvent de nombreuses interrogations sur les pratiques de cette communauté religieuse.
Lors de cette audience marquante, Céline Nainani, la procureure, a demandé une peine de deux ans de prison avec sursis et une interdiction d'exercer la prêtrise pendant cinq ans imposée au Père Bernard. De plus, concernant la communauté en tant que personne morale, elle a requis une amende de 100 000 euros ainsi qu'une fermeture provisoire du foyer de Saint-Pierre-de-Colombier, situé dans le Sud Ardèche, pendant un an. Il est à noter que la famille missionnaire dispose d'une dizaine d'autres foyers à travers la France.
La défense, menée par Me Jérôme Triomphe, devrait commencer par plaider en faveur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame et du Père Bernard. Actuellement, cinq personnes ont choisi de se porter parties civiles dans cette affaire troublante, qui suscite un grand intérêt médiatique et public.
À l'heure où les institutions religieuses sont de plus en plus scrutées sur leurs pratiques, cette affaire pourrait bien être un tournant pour la Famille Missionnaire de Notre-Dame. Les débats qui s'annoncent pourraient non seulement éclairer l'opinion sur les abus à l'intérieur de communautés religieuses, mais aussi questionner le rôle des autorités dans la protection des plus vulnérables. Selon France Bleu, le tribunal attend les plaidoiries avec impatience, car elles pourraient influencer le jugement final.







