Roué de coups à Lyon le 12 février, Quentin, étudiant en mathématiques de 23 ans, est mort deux jours plus tard des suites de ses blessures. Les circonstances de cette tragédie demeurent floues, mais l'agression s'est produite en marge de violents affrontements entre militants d'ultragauche et d'ultradroite.
Comme l'indique BFMTV, Quentin était engagé dans le militantisme nationaliste depuis environ deux ans. Il avait commencé en intégrant la section de Vienne (Isère) d'Action française, un groupuscule royaliste d'extrême droite. D'après le groupe lyonnais Audace, il s'était ensuite engagé avec eux en tant que sympathisant.
Un jeune homme engagé
Quentin était également décrit comme un fervent catholique, bien que récemment converti. Impliqué dans sa paroisse de Saint-Georges à Lyon, il participait activement à des activités comme la chorale et l'aide aux plus démunis via l'accueil Saint-Martin, selon ses amis.
L'abbé Laurent Spriet, interrogé par l'AFP, a souligné que Quentin assistait régulièrement à la messe dominicale. Ses proches ont également mentionné qu'il fréquentait l'Academia Christiana, une organisation catholique identitaire actuellement menacée de dissolution.
Un militant non-violent selon ses proches
Sa famille tient à rappeler que Quentin n'a jamais été en conflit avec la loi et qu'il défendait toujours ses idées de manière pacifique. Action Française a exprimé sa tristesse face à la perte d'un jeune homme qui cherchait à défendre ses convictions.
La violence aurait éclaté lors d'une tentative de perturber une conférence à Sciences Po Lyon de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Au moment où des militants du collectif identitaire Némésis et d'autres nationalistes ont voulu assurer leur mise en sécurité, les tensions ont atteint leur paroxysme.
Quentin a subi des coups violents à la tête et a été hospitalisé dans un état critique, n'ayant pas survécu à ses blessures. Ce drame met une nouvelle fois en lumière les dangers liés au militantisme politique en France.







