Les supermarchés de la Réunion se distinguent par des tarifs particulièrement élevés par rapport à ceux de la métropole.
Ce phénomène est souvent à l'origine de mouvements sociaux en outre-mer. En effet, il apparaît que les prix de nombreux produits sur l'île sont bien plus élevés qu'en métropole. Cependant, cette situation ne s'explique pas par un manque de concurrence, puisque l'île compte pas moins de sept distributeurs pour une population d'environ 900 000 habitants.
La cause principale de cette inflation est la distance. De nombreux biens de consommation sont importés, principalement de métropole. Le transport maritime, qui prend en moyenne 30 jours, influe considérablement sur les tarifs. Pour certains produits, notamment alimentaires, le transport aérien est inévitable, entraînant des coûts supplémentaires. Par exemple, un lot de quatre pots de mousse au chocolat de la marque Leclerc se vend à 3,28 € à la Réunion, tandis qu'il ne coûte que 1,15 € en métropole.
Manger local, la seule échappatoire ?
À cette explosion des prix s'ajoute une lourde charge logistique : la taxe d'octroi de mer. Imposée depuis l'Ancien Régime, elle vise à encourager la production locale en taxant les importations.
Malheureusement, il est très difficile d'intervenir sur ces coûts. Pour espérer faire baisser les prix, une solution pourrait consister à développer la production locale. Lorsque les biens sont cultivés et consommés sur place, les frais de transport et de taxes diminueront. Par exemple, un poulet élevé à la Réunion peut coûter environ 4,99 € le kilo, conformes aux prix du marché local. Reste à voir si cette alternative pourra réellement être mise en œuvre.







