Marco Rubio clôt sa tournée européenne ce lundi avec une halte significative en Hongrie. Le secrétaire d'État américain s'y rend pour montrer son appui au Premier ministre Viktor Orban, qui fait face à des défis majeurs avant les élections prévues en avril.
Après avoir visité la Slovaquie, Rubio arrive à Budapest pour solidifier le soutien américain envers ce dirigeant nationaliste en difficulté, alors que son parti Fidesz semble retomber derrière l'opposition selon les derniers sondages. Il est soutenu par l’ancien président Donald Trump, qui a exprimé à plusieurs reprises son admiration pour Orban, le qualifiant d'"homme fort et puissant" sur ses réseaux sociaux, où il vante ses "résultats phénoménaux".
Âgé de 62 ans, Viktor Orban se trouve à un tournant critique, son parti étant devancé par le parti d'opposition TISZA dans les enquêtes d'opinion. Dans un récent discours adressé à la nation, il a juré de poursuivre sa lutte contre les soi-disant "pseudo-organisations civiles", une approche qui rappelle certaines actions entreprises par l'administration américaine pour discréditer les voix critiques.
Proximité partagée avec Vladimir Poutine
Orban est devenu une figure controversée sur la scène européenne, critiqué pour sa répression des voix dissidentes dans le système judiciaire, le monde académique, et les médias. En parallèle, il a renforcé ses liens avec le président russe Vladimir Poutine, une proximité que partage également Donald Trump, qui a honoré Orban lors d'une rencontre récente en Alaska.
Après son arrivée tardive dimanche, Marco Rubio a assisté en privé à une messe à la basilique de Saint Etienne, avant de rencontrer Orban pour discuter des enjeux bilatéraux ce lundi matin, avant de retourner à Washington. La sélection de ces deux pays pour sa tournée n’est pas anodine, étant donné leur positionnement géopolitique en Europe centrale.
Lors d'un discours à la Conférence sur la sécurité de Munich, Rubio a incité les pays européens à défendre la civilisation occidentale face à l'immigration de masse, tout en assurant que Washington ne désire pas voir l'Europe devenir "dépendante" ou un "vassal" des États-Unis.
Orban a également exprimé son intention de se rendre à Washington cette semaine pour participer à la première réunion du nouveau "Conseil de paix" du président américain. Cette rencontre s’inscrit dans le contexte de la politique antimigratoire d'Orban, renforcée depuis la crise des réfugiés syriens, et qui trouve une résonance particulière à Washington. La question énergétique, notamment la récente exemption accordée par les États-Unis sur les importations de pétrole et de gaz russes, sera également au centre des discussions.
Avec AFP







