Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a récemment averti que la modernisation des forces armées américaine et sud-coréenne augmente le risque d'un conflit nucléaire dans la région. Selon l'agence officielle KCNA, Kim Jong-un a déclaré qu'il renforcerait les capacités de défense de la Corée du Nord pour faire face à cette menace croissante, en dénonçant les efforts « de plus en plus flagrants » de ses rivaux pour moderniser leurs armées.
Lors d'une réunion de trois jours du Parti des travailleurs de Corée, il a souligné que ces initiatives militaires des États-Unis et de la Corée du Sud mettaient la péninsule « au bord d'une guerre nucléaire ». Il a justifié son appel à un renforcement considérable des capacités d'autodéfense par la nécessité de protéger la souveraineté nationale.
La Corée du Nord s'est répétitivement déclarée comme un « État nucléaire irréversible », en particulier après l'échec du sommet de 2019 entre Kim Jong-un et Donald Trump, qui avait pour but de négocier la dénucléarisation du pays. Dans ce contexte, Kim Yo Jong, la sœur du leader, a récemment affirmé que le programme d'armement nucléaire de la Corée du Nord avait atteint un « point de non-retour ». Cette déclaration a suscité des inquiétudes non seulement en Corée du Sud, mais également parmi les observateurs internationaux.
Le président sud-coréen, Lee Jae Myung, a aussi exprimé des préoccupations lors de sa rencontre avec Donald Trump au G7 en France. Il a souligné l'inefficacité des sanctions et de la pression exercées sur la Corée du Nord à cause de son programme nucléaire. Les tensions demeurent élevées, car la Corée du Nord et la Corée du Sud sont techniquement toujours en guerre, depuis que leur conflit de 1950-1953 s'est terminé par un armistice, et non par un traité de paix.







