Vendredi, les États-Unis ont mené une nouvelle opération militaire en mer des Caraïbes, visant un bateau de trafiquants de drogue présumés. Cette frappe, qui a coûté la vie à trois personnes, est la dernière d'une série d'interventions qui se poursuivent depuis six mois. Selon le commandement militaire américain, au moins 133 individus ont été tués depuis le début de cette campagne en septembre.
Le commandement a partagé des informations sur les interventions par le biais du réseau social X, précisant que l'opération était dirigée par le général Francis L. Donovan, commandant de SOUTHCOM. Les forces américaines justifient ces frappes par la nécessité de lutter contre les organisations alimentant le trafic de drogue qui affecte leur pays.
Malgré les justifications données, la légitimité de ces attaques demeure contestée. L'administration actuelle et ses prédécesseurs n'ont pas toujours fourni des preuves tangibles des activités criminelles des navires ciblés. Des critiques, y compris des experts et des représentants de l'ONU, n'hésitent pas à évoquer des exécutions extrajudiciaires.
Récemment, en janvier, un autre incident a fait la une des médias : les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro, une opération présentée comme une action contre le narcotrafic. Ce type d'intervention soulève des questions éthiques et juridiques, alors que de nombreux observateurs s'interrogent sur la frontière entre la lutte contre le crime organisé et les droits humains.
Les voix critiques au sein même des États-Unis s'élèvent pour dénoncer le manque de transparence et la dangerosité de telles missions. Cette situation complexe et les répercussions sur les relations internationales ne cessent d’évoluer, faisant de ce dossier un sujet brûlant d'actualité.







