Israël a annoncé jeudi l'élimination d'Alireza Tangsiri, chef des Gardiens de la Révolution, alors que l'Iran défie ouvertement les menaces du président américain Donald Trump, affirmant avoir la capacité de négocier selon ses propres conditions.
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé que Tangsiri était "directement responsable du minage et du blocage du détroit d'Ormuz." Il a également promis de continuer à traquer les dirigeants militaires iraniens. Téhéran, quant à lui, n'a pas encore confirmé l'information.
Dans le même temps, les tensions diplomatiques s'intensifient, alors que le monde subit de plein fouet les conséquences économiques de ce conflit. Les cours du pétrole ont grimpé, et les marchés européens ont ouvert dans le rouge, illustrant l’impact que cette crise revêt sur l’économie mondiale.
Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a rebondi sur les propos de Katz, déclarant que l'Iran ne prévoit pas de négocier et continuera de résister. Après avoir reçu un projet américain de médiation proposé par le Pakistan, il a souligné que "l'Iran veut mettre fin à la guerre à ses propres conditions".
La situation est d’autant plus tendue après la perte significative de plusieurs de ses hauts responsables, dont Ali Khamenei, tué dès le début des hostilités le 28 février. Cette dynamique renforce la résilience du régime iranien, qui a déjà instauré de nouveaux leaders pour poursuivre ses représailles contre les attaques extérieures, souligne le Soufan Center.
Donald Trump, de son côté, a exprimé sa conviction que l'Iran souhaite négocier, bien que ses dirigeants aient peur des représailles internes. "Ils négocient, mais ont peur de le dire", a affirmé Trump. Les États-Unis restent en état d’alerte, prêts à agir si Téhéran commet une erreur supplémentaire.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a averti que le conflit échappe à tout contrôle, et aucune issue diplomatique claire n'est en vue, même si des signaux de négociations mutuelles sont rapportés par Pékin.
Tandis que la communauté internationale se mobilise, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a critiqué l'absence de stratégie claire derrière cette guerre, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'escalade des tensions.
Sur le terrain, des missions israéliennes se poursuivent, ciblant des installations en Iran, donc à Ispahan et dans d'autres villes clés. Selon le Fars News Agency, des frappes ont causé des dommages domestiques à Chiraz et Bandar Abbas, ainsi qu’un tollé d'alerte en Israël, alors que des missiles ont été tirés vers diverses cibles.
Malgré d'importantes pertes matérielles, l'armée américaine a affirmé avoir endommagé plusieurs installations clés iraniennes, tout en notant que la puissance de frappe de Téhéran demeure inquiétante. Le blocus potentiel du détroit d'Ormuz, un passage crucial pour 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole, pourrait exacerber davantage cette crise.
Israël maintient également ses opérations contre le Hezbollah libanais, provoquant un déplacement massif de la population dans cette région déjà déstabilisée par le conflit. Les images récentes montrent des frappes israéliennes ciblant des sites associés au Hezbollah, soulignant l'escalade continue des hostilités.







