Le président finlandais Alexander Stubb, fort de ses relations tant avec Donald Trump qu’avec Volodymyr Zelensky, exprime des craintes concernant les pourparlers de paix sur l'Ukraine, menés par les États-Unis. Dans une interview parue ce jeudi dans le quotidien norvégien VG, il déclare que ces négociations semblent être dans un état d'impasse.
« Il est possible que la guerre en Iran détourne l’attention des efforts pour résoudre le conflit en Ukraine. Mais il y a aussi le risque que les pourparlers soient bloqués, n’ayant pas trouvé d’avancée », indique Stubb. Cette déclaration fait écho à des préoccupations similaires de plusieurs acteurs diplomatiques ces dernières semaines.
« Je pense que les négociateurs américains ont fait tout leur possible, mais il reste une question cruciale : Donetsk et les territoires environnants. Le plus gros souci est que je ne crois pas que la Russie soit réellement désireuse d’une paix durable », ajoute Stubb.
De son côté, le Premier ministre estonien, Kristen Michal, a exhorté les pays occidentaux à intensifier la pression sur Moscou. « Sans des efforts constants pour le priver de ses ressources financières, la Russie ne sera pas motivée à discuter. Être trop poli avec eux peut être perçu comme une faiblesse », a-t-il déclaré à la presse en marge d'une réunion récente à Helsinki.
Le sommet des pays de la Joint Expeditionary Force (JEF), présidé par Stubb, vise également à aborder des mesures pour contrer les activités maritimes russo-iraniennes, notamment la flotte fantôme qui permet à la Russie de contourner les sanctions. Les experts signalent que cette activité est cruciale pour l’économie de la Russie depuis le début du conflit en Ukraine en 2022.
Récemment, d'autres figures diplomatiques ont aussi évoqué ce blocage. L'Ukraine, ayant dépêché une délégation aux États-Unis, espérait relancer les pourparlers. Malheureusement, les résultats ont été décevants. « Il n'y a pas eu de progrès significatif », a déclaré Zelensky. « La Russie ne semble pas désireuse d’aller vers une solution pacifique », a-t-il complété.







