Le député de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel, a exprimé son opposition à un texte visant à interdire le mariage des personnes en situation irrégulière, notamment celles sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). Sur le plateau de CNEWS/Europe 1, le 26 juin 2026, il a qualifié cette mesure de « raciste » et a souligné qu’elle stigmatise injustement les immigrés. « On oublie souvent que ces personnes contribuent à notre économie et souhaitent simplement obtenir une régularisation », a-t-il affirmé.
Ce ne fut pas la première fois que ce type de texte a rencontré l’opposition de la gauche. L’année précédente, la même tentative avait échoué, et la méthode d’obstruction parlementaire a de nouveau été utilisée, avec de nombreux amendements déposés contre cette proposition de loi présentée par l’UDR, allié au Rassemblement national. Coquerel a critiqué l'absence d'action gouvernementale face à une telle mesure, malgré le soutien de figures comme Emmanuel Macron et Gérald Darmanin.
Au-delà des questions de mariage, Coquerel a évoqué des préoccupations plus vastes, notamment en ce qui concerne le changement climatique. Alors que la France connaît des épisodes de canicule, il a plaidé pour des solutions concrètes. Le mouvement qu’il représente propose d'installer des systèmes de climatisation dans les établissements publics comme les EHPAD et les écoles. « L’isolement thermique et d’autres équipements comme les écrans anti-UV doivent également faire partie du débat », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que ces mesures coûteraient cher mais sont essentielles.
Éric Coquerel a également souligné la diminution inquiétante du budget alloué aux questions environnementales, notant une réduction de 67 % du Fonds vert depuis sa création. En ce qui concerne les discussions sur un éventuel « congé climatique », il s’est demandé pourquoi sa durée n’était que de cinq jours, soulignant que les épisodes caniculaires durent généralement plusieurs jours.
Enfin, sur le sujet de la sécurité, Coquerel a averti que la solution réside plus dans des moyens budgétaires adéquats que dans des mesures répressives. « La France doit se donner les moyens d’avoir un système judiciaire à la hauteur de ses besoins. Nous avons besoin d'un plan d’investissement de 700 millions d’euros pour atteindre les standards européens en matière judiciaire », a-t-il conclu.







