Elisabeth Borne appelle à l'unité face aux ambitions de Gabriel Attal pour les municipales

Elisabeth Borne exhorte Gabriel Attal à privilégier le collectif pour les municipales.
Elisabeth Borne appelle à l'unité face aux ambitions de Gabriel Attal pour les municipales
Le président du groupe Ensemble pour la République, Gabriel Attal, lors de la séance des Questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 13 janvier 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Alors que les élections municipales approchent, Elisabeth Borne, présidente du Conseil national de Renaissance, a mis en lumière l'importance de la cohésion au sein du parti dirigé par Gabriel Attal. Lors d'une interview avec BFM-TV, elle a souligné que « un parti politique doit être un collectif au service des Français, et non un outil de communication personnelle ».

Interrogée sur son absence à la réunion publique de mardi au Palais Brongniart, qui prévoit des échanges entre divers acteurs politiques et sociaux, Borne a insisté sur la priorité des élections municipales. « Il est essentiel que notre parti, et en particulier son secrétaire général, s'implique pour assurer une forte présence locale », a-t-elle déclaré.

En plus de ses avertissements, Borne a exprimé son désaccord avec certaines positions de Gabriel Attal, notamment sur des sujets sensibles comme l'interdiction du voile pour les mineurs. « Je m'autorise, compte tenu de mon parcours, à avoir ma propre opinion », a affirmé l'ancienne première ministre, rappelant le besoin d'un projet collectif.

« La Nouvelle République » dénonce un « plagiat »

Dans un contexte où de nombreux candidats émergent pour la prochaine présidentielle, Borne a réitéré l'importance de rassembler autour d'un projet commun. « Il ne s'agit pas de suivre des ambitions individuelles, mais de créer une force politique capable d'atteindre le second tour », a-t-elle précisé.

Parallèlement, Gabriel Attal se retrouve confronté à des accusations de « plagiat » émanant du quotidien régional La Nouvelle République, qui a critiqué le projet de Renaissance de se renommer de la même manière que leur publication. « Le parti du président changera prochainement de nom, mais il pourrait s'approprier celui d'un groupe de presse historique », a écrit le journal avec une pointe d'ironie.

Afin d'éviter tout conflit de marques, Attal aurait consulté des juristes, tandis que La Nouvelle République espère qu'il n'empruntera pas leurs logos ou slogans. Ce jeu de mots sur le plagiat illustre bien les tensions qui entourent la stratégie politique actuelle et souligne l'importance de l'authenticité dans le paysage politique français.

Lire aussi

Elisabeth Borne appelle à l'unité face aux ambitions de Gabriel Attal pour les municipales
Elisabeth Borne met en garde Gabriel Attal contre des ambitions personnelles avant les élections municipales, insistant sur la nécessité d'un projet collectif.
04h51
L'Assemblée nationale place les réseaux sociaux sous tutelle pour les moins de 15 ans
L'Assemblée adopte une loi pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure soutenue par le gouvernement français. Découvrez les implications de cette décision.
02h10
La France franchit une étape décisive pour protéger ses adolescents des réseaux sociaux
L'assemblée nationale adopte une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, visant à protéger la santé mentale des adolescents.
26 janv.
Entre défense de la démocratie et malentendu parlementaire
Analyse de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution française : un outil de démocratie ou une dérive ?
26 janv.
Élisabeth Borne appelle Renaissance à se recentrer sur ses valeurs collectives
Élisabeth Borne insiste sur le rôle de Renaissance en tant que collectif politique, appelant à se concentrer sur les élections municipales et la nécessité de rassembler autour d'un projet commun.
26 janv.
Verruyes face à la tempête des municipales : une deuxième liste fait son entrée
Découvrez la nouvelle liste « Verruyes 2026 : la réconciliation » portée par William Russeil et Michèle Bien dans un contexte politique agité.
26 janv.