Alors que les élections municipales approchent, Elisabeth Borne, présidente du Conseil national de Renaissance, a mis en lumière l'importance de la cohésion au sein du parti dirigé par Gabriel Attal. Lors d'une interview avec BFM-TV, elle a souligné que « un parti politique doit être un collectif au service des Français, et non un outil de communication personnelle ».
Interrogée sur son absence à la réunion publique de mardi au Palais Brongniart, qui prévoit des échanges entre divers acteurs politiques et sociaux, Borne a insisté sur la priorité des élections municipales. « Il est essentiel que notre parti, et en particulier son secrétaire général, s'implique pour assurer une forte présence locale », a-t-elle déclaré.
En plus de ses avertissements, Borne a exprimé son désaccord avec certaines positions de Gabriel Attal, notamment sur des sujets sensibles comme l'interdiction du voile pour les mineurs. « Je m'autorise, compte tenu de mon parcours, à avoir ma propre opinion », a affirmé l'ancienne première ministre, rappelant le besoin d'un projet collectif.
« La Nouvelle République » dénonce un « plagiat »
Dans un contexte où de nombreux candidats émergent pour la prochaine présidentielle, Borne a réitéré l'importance de rassembler autour d'un projet commun. « Il ne s'agit pas de suivre des ambitions individuelles, mais de créer une force politique capable d'atteindre le second tour », a-t-elle précisé.
Parallèlement, Gabriel Attal se retrouve confronté à des accusations de « plagiat » émanant du quotidien régional La Nouvelle République, qui a critiqué le projet de Renaissance de se renommer de la même manière que leur publication. « Le parti du président changera prochainement de nom, mais il pourrait s'approprier celui d'un groupe de presse historique », a écrit le journal avec une pointe d'ironie.
Afin d'éviter tout conflit de marques, Attal aurait consulté des juristes, tandis que La Nouvelle République espère qu'il n'empruntera pas leurs logos ou slogans. Ce jeu de mots sur le plagiat illustre bien les tensions qui entourent la stratégie politique actuelle et souligne l'importance de l'authenticité dans le paysage politique français.







