Le droit à l'aide à mourir refait surface à l'Assemblée nationale

Un nouveau tournant dans le débat sur l'aide à mourir s'annonce à l'Assemblée nationale.
Le droit à l'aide à mourir refait surface à l'Assemblée nationale
©STEPHANE DE SAKUTIN, AFP - L'Assemblée se penche à nouveau lundi sur la création d'un droit à l'aide à mourir, avec en vue un vote solennel le 24 février

L'Assemblée nationale se prépare à discuter, ce lundi, du droit à l'aide à mourir, avec une échéance de vote fixée au 24 février. Cette réforme, que ses défenseurs espèrent voir adoptée avant l'été, suscite de vives réactions.

La session débutera à 21H30 et portera sur deux propositions de loi : l'une sur les soins palliatifs, l'autre, défendue par Olivier Falorni, député Modem, concerne directement la fin de vie.

Le 27 mai dernier, cette proposition avait déjà franchi un cap important, recueillant 305 voix pour contre 199 à l'Assemblée. Après une rejection par le Sénat, le texte revient pour une deuxième lecture, où son adoption semble probable.

Cependant, le parcours législatif ne s'arrête pas là. Le gouvernement devra trouver un consensus avec le Sénat, sans quoi l'Assemblée devra trancher. Cela nécessitera la tenue d'une commission mixte paritaire, et potentiellement, plusieurs nouvelles lectures, ce qui complique les choses.

Autant Olivier Falorni que la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, affichent une volonté d'adoption avant la pause estivale, mais cela semble complexe. Selon certaines sources parlementaires, le Sénat pourrait ne pas siéger en juillet en raison des élections sénatoriales, rendant le calendrier chargé.

Une ancienne ministre a exprimé ses doutes : "Je ne vois pas comment il y a de la place dans le calendrier", soulignant que ce sujet n'est pas forcément prioritaire.

S'exprimant auprès de l'AFP, M. Falorni reste optimiste quant à un vote gouvernemental rapide, tout en notant la possibilité de résistance de certains qui pourraient chercher à ralentir le processus pour éviter une majorité.

Lors de ses vœux de fin d'année, Emmanuel Macron a désigné la loi sur la fin de vie comme une de ses trois priorités pour 2026, en réaffirmant son engagement envers ce sujet depuis 2022.

Les députés devraient revivre des débats déjà bien rodés lors de cette nouvelle session. Le texte propose de créer un "droit à l'aide à mourir", permettant aux patients en fin de vie de choisir une substance létale, qu'ils l'administrent eux-mêmes ou avec l'aide d'un professionnel de santé.

M. Falorni souligne l'"équilibre" atteint par le texte, tandis que ses détracteurs, tel que Philippe Juvin (LR), critiquent la soi-disant absence de conditions strictes. Juvin met en lumière plusieurs incohérences, telles que la définition de la fin de vie et le rôle conflictuelle du médecin dans la décision.

Le texte sur les soins palliatifs n'est pas exempt de controverses non plus. Les députés devront également se battre pour rétablir un "droit opposable" aux soins, initialement accepté mais supprimé par le Sénat.

Lire aussi

Le droit à l'aide à mourir refait surface à l'Assemblée nationale
L'Assemblée nationale examine un projet de loi sur l'aide à mourir. Découvrez les enjeux et perspectives de cette réforme qui polarise les opinions.
10h34
municipales 2026 à bruz : trambus T4, un enjeu essentiel du scrutin
Les municipales de 2026 à Bruz se jouent autour du trambus T4. Analyse des projets de Marie-Pierre Durand et Jean-René Houssin.
08h10
Denis Gaube se lance dans un second mandat avec une équipe renouvelée
Denis Gaube, maire sortant de Caussens, se présente pour un nouveau mandat. Sa liste, renouvelée avec des candidats jeunes et engagés, vise à poursuivre les initiatives locales.
07h42
Emmanuel Macron en Inde : enjeux commerciaux et innovations au programme
Emmanuel Macron se rend en Inde pour renforcer les liens commerciaux et promouvoir l'innovation. Des enjeux majeurs liés à l'intelligence artificielle et à la vente d'avions Rafale sont au programme.
07h05
Tensions politiques enflammées après la mort d'un étudiant à Lyon
Lyon, Michel Portal, Liban : revivez les événements marquants de la nuit en France et au-delà.
06h32
L'ombre d'une tragédie : la Jeune garde se défend après la mort de Quentin
Découvrez les réactions de la Jeune garde suite à la mort du militant nationaliste Quentin, et leur déni de responsabilité au milieu des tensions politiques en France.
00h51