Le climat politique à Paris s'échauffe à l'approche des municipales de 2026. Ce vendredi, Sarah Knafo, l'ex-candidate d'extrême droite, a réagi avec véhémence aux affirmations d'Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste, qui a insinué que son retrait de la course était le résultat d'une intervention d'Emmanuel Macron.
Lors d'une interview sur BFMTV-RMC, Knafo a qualifié les propos de Grégoire de "mensonge", affirmant qu'aucune pression ne lui avait été exercée. "Ça s'appelle un mensonge", a-t-elle déclaré fermement. En effet, Grégoire avait affirmé que le président avait intervenu pour faciliter son retrait, une allégation que Knafo rejette catégoriquement.
"Si quelqu'un avait voulu me faire douter sur mon désistement, cela aurait nécessité une communication directe de Macron, mais ce n'est pas le cas," a-t-elle ajouté, soulignant l'absence de toute manœuvre douteuse. "Mon retrait est basé sur ma perception des responsabilités, et non sur des manipulations, rien de tel n’a eu lieu," insiste-t-elle.
Un débat tendu
Cette controverse survient quelques jours avant le second tour des élections municipales, prévu pour le 22 mars. Grégoire, pour sa part, a maintenu ses accusations sur diverses plateformes médiatiques. Sur RTL, il a insisté sur le soutien manifesté par le président à Rachida Dati, l’autre candidate en lice, en affirmant qu'"avoir l'extrême droite derrière Dati ne peut pas être le fruit du hasard".
Les relations entre les deux camps sont particulièrement tendues, avec Knafo exprimant son mépris pour ces allégations, qu'elle considère comme des tactiques électorales.
Le retrait de Knafo est perçu par certains analystes comme un geste stratégique pour unir les voix contre la gauche, créditée de nombreuses critiques durant la campagne. Les avis divergent quant à la légitimité des accusations de Grégoire, certains de ses partisans évoquant une manipulation politique caractéristique de l’atmosphère actuelle à Paris.
Dans un tel contexte, ce bras de fer verbal pourrait bien influencer les tendances de vote, alors que les Parisiens se préparent à décider de l’avenir de leur mairie.







