Des écarts de températures jusqu'à 41 °C dans le centre-ville de Bordeaux.
Le Sud-Ouest de la France a été placé en vigilance rouge, et Bordeaux enregistre des températures étouffantes lors de ce dimanche 21 juin. Alors que certains se demandent si le thermomètre atteindra 39 °C, il reste à 36,7 °C à l'ombre des magnolias du jardin public. Cédric, un résidant, confie que dans ce coup de chaleur général, chaque coin de rue semble offrir des températures différentes. En effet, selon les relevés effectués par "Sud Ouest", des températures allant de 36 à 41 °C ont été observées à travers la ville cet après-midi.
Un thermomètre à 40,7 °C à la gare : un choc thermique
À 16 heures, la gare Saint-Jean semble exacerber la chaleur, affichant un alarmant 40,7 °C. Les passants se hâtent vers l'intérieur climatisé tandis que l’environnement pavé se reflète en une véritable fournaise. "Je fais vite mais je transpire déjà," raconte Cédrica, soulignant l'effet de chaleur immédiat.
D’une rue à l’autre : l’impact du végétal sur la température
La canicule présente des conséquences variées selon les immeubles et les aménagements. Les allées de Tourny souffrent d’intenses chaleurs, où l’ombre des arbres offre un léger répit, au contraire des places minéralisées où la température peut atteindre jusqu'à 39 °C, notamment place Gambetta. "Nous évitons les espaces trop minéraux," déclare Marie, qui, avec Caroline, cherche un souffle d'air plus frais.
Le jardin public devient un havre de paix avec une température plus agréable de 36,7 °C, grâce à un sol moins réverbérant et une végétalisation encore timide mais efficace.
Végétalisation : un levier pour lutter contre la chaleur
Des initiatives de végétalisation se dessinent, comme la microforêt place Wangari-Muta-Maathai, plantée en 2021 par la municipalité, mais qui, dans l'immédiat, peine à fournir l’ombre tant espérée. Le sol, à 33,8 °C contre 45 °C pour le bitume alentour, prouve la nécessité d’équilibrer le minéral dans l’espace urbain. "Il faudra au moins dix ans pour voir des résultats concrets de ces plantations," note un urbaniste local dans un entretien avec "Sud Ouest".
Impact des surfaces : des solutions encore à envisager
La chaleur reste insupportable dans certaines parties de la ville tandis que d’autres, comme la placette de Munich, lancent un message d’espoir. À l’ombre des grands platanes, les familles se regroupent, recherchant de la fraîcheur alors que le thermomètre affiche une température abélissante de 36,3 °C. Un simple changement de matériaux dans l’aménagement urbain peut entraîner une différence significative, comme vu sur les quais de Garonne.
La diversité des températures à travers Bordeaux met en lumière la nécessité impérieuse d’une meilleure gestion et d’un aménagement écologique de la ville. En attendant, la végétation offre un souffle de fraîcheur, une respiration nécessaire dans cette fournaise urbaine.







