Deux plaintes ont été déposées pour des agressions sexuelles présumées à Morières-lès-Avignon (Vaucluse), visant un animateur d’un centre aéré intervenant dans une école maternelle. Le parquet d’Avignon a confirmé « l’existence d’une deuxième plainte », tandis que « des auditions sont en cours ».
Employé depuis sept ans, cet animateur a été suspendu à titre conservatoire pour quatre mois dès la première plainte selon le maire de la commune, Grégoire Souque. Le quotidien La Provence indique qu’une première plainte a été déposée le 10 juin pour des « soupçons d’agression sexuelle », suivie d’une seconde plainte contre X. D’après Souque, les signalements concernent le même homme, et sont liés à « des attouchements ». « Il ne peut plus approcher d’aucune école pendant au minimum quatre mois », a-t-il ajouté.
Une enquête en cours et des mesures immédiates
Les investigations se poursuivent sous la direction de la procureure d’Avignon, Stéphanie Aouine. Les autorités n’ont pas fourni d’éléments supplémentaires à ce stade. Notons que l’animateur avait déjà été sanctionné en 2025 suite à une procédure disciplinaire pour avoir reçu une photo « non-suggestive » d'une collégienne, entraînant cinq jours de mise à pied.
En réaction à cette affaire, la mairie a instauré de nouvelles directives. « Un animateur ou une animatrice ne pourra en aucun cas se retrouver seul avec un enfant qui exprime le besoin d’aller aux toilettes », a souligné Grégoire Souque. Une réunion a également été organisée avec les familles pour répondre à leurs préoccupations et expliquer les mesures de sécurité mises en place.
Des familles en attente de réponses
Les parents sont en attente d’informations et d’assistance. Jessica Cattier, représentante de la FCPE de Morières-lès-Avignon, a révélé qu’une des deux victimes présumées est en petite section de maternelle. Elle a déploré le manque d’une « cellule d’urgence » pour soutenir les familles en détresse. La FCPE a, dans un communiqué, exprimé que « les familles ont besoin de rassurances, d’information sur les mesures de protection et de confirmations que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la sécurité des enfants ».
Un contexte national sous tension
Ce triste événement s’inscrit dans un contexte plus large de vigilance autour des activités périscolaires. Rappelons que la mort tragique de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, avait suscité un tollé national. À Paris, depuis le début de l’année, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour « suspicions de violences sexuelles ou sexistes ». Ces statistiques, relayées par plusieurs médias, alimentent les interrogations concernant les contrôles et la prévention au sein des structures accueillant des enfants.







