Le 19 décembre 1985, une scène digne des plus grands thrillers s'est déroulée dans le palais de justice de Nantes. Georges Courtois, un braqueur multirécidiviste, accompagné de ses deux complices, a pris en otages une trentaine de personnes au cours de son procès. Cet incident, aujourd'hui largement oublié, a mobilisé l'attention des médias et des forces de l'ordre de toute la France.
À l'époque, le palais de justice se trouvait place Aristide-Briand, un bâtiment néoclassique construit en 1842, symbole de la justice. Selon Ouest-France, Courtois, alors âgé de 38 ans, avait déjà un long passé criminel, ce qui était un indicateur de la violence potentielle de la situation.
Malgré l'environnement calme du palais, c'est ce jour-là que l'ordinaire s'est mué en chaos. Daniel Séité, ancien journaliste pour le quotidien Ouest-France, était dans la salle. Il confie aujourd'hui : « J'ai failli ne pas venir, pensant qu'il n'y aurait rien d'intéressant à rapporter ». Son instinct journalistique lui a finalement permis de témoigner de cet événement marquant.
Il était aux premières loges lorsque les complices de Courtois ont commencé à prendre les otages, ajoutant une pression immense sur les forces de sécurité qui n'étaient pas préparées à une telle escalade. Les négociations qui ont suivi ont duré des heures, alors que les médias affluaient pour couvrir cet incident exceptionnel.
Les discussions ont été menées par des experts et policiers qui ont essayé de calmer les esprits. Au-delà des enjeux judiciaires, les psychologues de crise ont analysé le comportement des preneurs d'otages pour essayer de comprendre leurs motivations. Médiapart a rapporté que Courtois n'a pas hésité à brandir des armes, menant les otages à vivre de véritables instants de terreur.
Les conséquences de cet événement ont été profondes, tant pour les victimes que pour les autorités judiciaires. Ce jour-là, le palais, habituellement symbole d'ordre et de justice, est devenu le théâtre d'une crise qui a remis en question la sécurité des lieux de justice.
Au final, les preneurs d'otages ont été maîtrisés, mais non sans avoir laissé une marque indélébile dans l'histoire de la justice en France.







