Lors d'un meeting à Montpellier, Jean-Luc Mélenchon a fait part de sa « sidération » suite à la mort tragique de Quentin, un jeune militant nationaliste tué pendant une altercation en marge d'une réunion de La France Insoumise (LFI) avec la députée européenne Rima Hassan.
Devant un public de 1 200 personnes, il a exprimé sa « compassion » à la famille de la victime, rappelant la douleur que peut ressentir un parent face à la perte d'un enfant, peu importe les opinions politiques.
Lors de son discours, Mélenchon a fermement nié toute relation de LFI avec l'incident tragique, déclarant : « Nous n’avons rien à voir avec cette histoire. » Il a insisté sur le fait que la non-violence est une valeur fondamentale pour le mouvement, affirmant que « la violence rabougrit nos mouvements ».
Un appel à la non-violence
Le leader insoumis n’a pas manqué de dénoncer les accusations qui pèsent sur lui et son mouvement. Il a affirmé que les récits médiatiques sont éloignés de la réalité. « C’est nous qui sommes agressés, réunion après réunion, par des groupes d’extrême droite », a-t-il déclaré, tout en précisant que les images diffusées avaient été mal interprétées par les médias. Selon lui, les incidents ne se sont pas déroulés à l’endroit où se tenait Rima Hassan ; elle était arrivée sur les lieux sans qu’aucun trouble ne soit signalé.
Il a aussi insisté sur le fait que le service d’ordre de LFI, composé de militants engagés, n’a rien eu à voir avec les événements qui ont conduit à la mort de Quentin. « Le jeune homme a été secouru trop tard, mais nos équipes ont veillé à la sécurité pendant toute la durée de l’événement », a-t-il précisé.
LFI sous les critiques
Les déclarations de Mélenchon surviennent alors que LFI fait face à des critiques croissantes concernant son implication dans cet incident. Des acteurs de l'extrême droite insinuent que des membres du groupe antifasciste la Jeune Garde, fondé par le député LFI Raphaël Arnault, auraient été mêlés à cette affaire, ce qui, pour l'heure, n'a pas été confirmé par la justice.
Vendredi, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, avait déjà affirmé que Rima Hassan et ses équipes n'avaient eu aucun contact avec des groupuscules d'extrême droite, rejetant ainsi fermement toute responsabilité dans cette affaire tragique.







