Le secteur aérien français fait face à un "attentisme" accru dans les réservations, ainsi qu'à un décalage vers des lieux jugés plus attractifs, sans toutefois observer une baisse significative de la demande. Pascal de Izaguirre, président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam), a partagé ces remarques lors d'une interview sur Radio Classique. Selon lui, le report vers ces destinations est en grande partie dû à la hausse des prix des billets d'avion, qui a augmenté de manière significative, notamment pour la compagnie Corsair, où le PDG a averti d'une hausse inévitable de 100 euros par billet en raison de la flambée des coûts du kérosène.
L'été 2023, sous le signe de l'adaptabilité
Pascal de Izaguirre reste cependant positif sur la saison estivale. "Il y a une dynamique robuste de la demande pour cet été, et nous pensons que nous passerons une bonne saison," a-t-il déclaré. Les destinations comme les Antilles et La Réunion bénéficient également d'un intérêt croissant, comme l'a noté le responsable de Corsair.
« Vous pouvez remarquer que certaines zones touristiques ont vu leurs prix grimper, ce qui favorise un transfert vers des destinations populaires comme l'Espagne, le Portugal et l'Italie », a-t-il expliqué.
Malgré la volatilité sur le marché de l'énergie, Izaguirre a assuré qu'il n'y aurait pas de pénurie de kérosène cet été grâce aux réserves stratégiques mises en place par le gouvernement. "S'il y avait une difficulté, nous pourrions compter sur le stock stratégique de 60 jours," a-t-il ajouté.
Les compagnies aériennes semblent donc bien placées pour maintenir leur niveau d'activité pendant les mois critiques de juillet et d'août, période qui représente une portion essentielle de leurs bénéfices annuels. En conclusion, l'été 2023 s'annonce comme une saison de changement pour les tendances de voyage, avec une certaine prudence des consommateurs face aux prix fluctuants.







