La qualité du service du réseau de transports en commun d'Île-de-France, comprenant métro, RER et Transiliens, a-t-elle réellement progressé cette année ? La réponse est nuancée. En effet, bien que certaines données affichent une légère hausse, des problèmes significatifs demeurent.
Ce mercredi, Île-de-France Mobilités (IDFM) a reçu les présidents de la RATP et de la SNCF pour un bilan. La présidente, Valérie Pécresse, a reconnu les améliorations tout en exhortant à une mobilisation renforcée sur les lignes problématiques.
Des lignes fragiles : 12 et 13
Du côté de la RATP, la ponctualité globale s'élève à 88 %, avec une progression de 1,1 point. En détail, durant les heures de pointe, la ponctualité du métro atteint 96,4 % en 2025, un signe encourageant, renforçant les efforts déployés avant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Douze lignes sont au-dessus de 90 % de ponctualité, y compris la ligne 4 qui atteint même 100 %. Cependant, des problèmes demeurent, notamment pour les lignes 12 et 13, confrontées à des défis structurels. La ligne 12 est affectée par des équipements vieillissants et des intrusions fréquentes, tandis que la 13 ne devrait pas s'améliorer avant la mise en service du matériel MF19 prévue pour 2027.
A noter que la ligne 8, souvent critiquée, a connu une progression de 4 points entre 2024 et 2025 grâce à un plan d’urgence visant à renforcer la maintenance et introduire une équipe cynotechnique à Balard. Les analyses suggèrent que pour la ligne 13, les défaillances sont majoritairement d'ordre technique, alors que pour la 12, les incidents liés aux passagers, tels que malaises ou objets abandonnés, sont des causes fréquentes de retards.
"Les incidents liés aux passagers représentent jusqu’à 50% des pertes de production des lignes les plus touchées," indique la RATP.
Pour les RER et Transiliens opérés par la SNCF, la ponctualité globale est de 91,3 %, en légère augmentation par rapport à 2024. Neuf lignes dépassent les 90 % de régularité, mais les lignes RER C et D restent en difficulté. Le RER C affiche un taux de 88,6 %, avec une baisse à 87 % dès le début de 2026, tandis que le RER D est à 85,9 %, chutant à 83 % en avril 2026.
IDFM appelle à des interventions immédiates pour améliorer la desserte du RER C, en vue de sa restructuration en 2032. Quant au RER D, malgré l'introduction de nouveaux trains, la situation est jugée encore insuffisante. La SNCF a reconnu des usures anormales sur des équipements récents.
Environ 42 % des irrégularités proviennent de causes externes, tandis que 34 % résultent de pannes matérielles et 24 % de dysfonctionnements du réseau.
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