Le week-end de l'Ascension a été marqué par des incidents violents à Saint-Pierre-des-Corps, au cœur du quartier de la Rabaterie. La police nationale d'Indre-et-Loire a été mobilisée le dimanche 17 mai 2026 pour gérer un rodéo urbain, sur la foi de plaintes reçues des résidents, rapportent nos collègues de Radio France.
À leur arrivée vers 18 h, les agents ont été rapidement entourés par un groupe d'individus qui leur ont lancé des projectiles. Face à cette situation, les forces de l'ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes pour reprendre le contrôle. Cependant, la tension est montée d'un cran quelques minutes plus tard lorsqu'un individu a de nouveau fait barrage aux policiers, entraînant un nouveau déluge de projectiles, y compris un mortier d'artifice qui a explosé à proximité d'un agent.
Suite à ces altercations, le conseiller municipal d'opposition Thomas Delplace (LFI) a dénoncé ce qu'il qualifie d'« opération brutale » et d'« expédition punitive », accusant la police d'utiliser des méthodes dignes de gangsters. Dans une lettre adressée au préfet d'Indre-et-Loire, il a précisé : « Ces dispositifs de maintien de l'ordre créent eux-mêmes les tensions qu'ils sont censés combattre ».
Ces critiques ont provoqué de vives réactions du côté des forces de l'ordre. La préfecture, quant à elle, a défendu l'intervention policière, affirmant que celle-ci était une réponse nécessaire à une agression violente préalablement orchestrée. Les violences ne se sont pas limitées à ce seul quartier, des attaques similaires ont eu lieu dans le quartier Rotonde de Tours, où les policiers et la CRS 8 ont également été ciblés par des projectiles et des frappes de mortiers.
Ce climat de tension soulève des questions importantes sur la gestion des enjeux de sécurité en milieu urbain, et la nécessité d'un dialogue entre les autorités et les citoyens.







