Les travaux avancent selon le calendrier prévu. En effet, dans le cadre du Nouveau programme de rénovation urbaine (NPNRU), 69 000 logements sociaux ont été finalisés. Anne-Claire Mialot, directrice de l'Anru, a rassuré sur la bonne santé financière de l'agence devant la commission des Affaires économiques du Sénat.
« Le NPNRU est à un stade engagé, avec 81 % du programme déjà financé d'ici fin 2025. Au total, 69 000 logements ont été rénovés ou construits, dont 80 % affichent l'étiquette B en matière de performance énergétique », a-t-elle précisé.
En outre, Mialot a mentionné la démolition programmée de 46 000 logements sociaux, une action qu'il est impératif de compenser dans les grandes agglomérations, ainsi que la livraison de 341 équipements publics, dont de nombreuses écoles.
Une contribution étatique renforcée
Concernant la trésorerie de l’agence, récemment mise à mal par l’annulation prévue des fonds de l'État en 2024 et une enveloppe limitée à 50 millions d'euros pour 2025, la directrice a affirmé que la situation était redevenue « positive ». Une contribution de l'État à hauteur de 116 millions d'euros a été confirmée.
« Nous devrions être en mesure de clore 2026 sans difficulté, sinon également d'assurer 2027 avec des finances stables », a-t-elle déclaré, saluant l'initiation d’un troisième programme Anru.
Cette politique publique, souligne Mialot, est essentielle non seulement pour améliorer la qualité de vie des habitants mais aussi pour renforcer la cohésion sociale en France.
La sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassone a précisé que ce troisième programme s'appliquerait à environ 150 quartiers prioritaires, par rapport aux 447 actuels, avec un budget estimé entre 5 et 7 milliards d'euros pour la période 2030-2040.
Interrogé sur cette stratégie, le cabinet du ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, a confirmé ces chiffres et évalué le nombre de quartiers concernés.
Cette présentation fait suite à une proposition de loi déposée par des sénateurs LR visant à rationaliser les agences de l'État, y compris la suppression de l'Anru.
« Nous fonctionnons comme une agence temporaire née pour gérer un programme. Si aucun troisième programme n'est lancé, l'agence fermera », a admis Mialot, évoquant une possible délégation des responsabilités aux métropoles pour la gestion de l'offre de logements sociaux.







