Les autorités libanaises ont annoncé récemment que le Hezbollah a donné son accord à une proposition des États-Unis visant à instaurer une "cessation mutuelle des attaques" avec Israël. Cette déclaration intervient après les affirmations de l’ancien président Donald Trump, qui a assuré que les deux parties avaient promis une désescalade, juste avant le début des négociations israélo-libanaises à Washington.
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a également exprimé ses préoccupations, précisant avoir averti Trump que l'armée israélienne frapperait Beyrouth si des attaques du Hezbollah sur des cibles israéliennes se poursuivaient. "Parallèlement, nous continuerons nos opérations habituelles dans le sud du Liban", a-t-il déclaré.
Selon un communiqué transmis par l’ambassade du Liban aux États-Unis et relaye par le bureau de la présidence libanaise, "les autorités libanaises ont reçu la confirmation que le Hezbollah a accepté cette proposition de paix". Ce plan suggérerait que les frappes israéliennes sur Dahiyeh, un quartier populaire de Beyrouth, cessent en échange d'un engagement du Hezbollah à ne plus mener d'attaques contre Israël. Cette initiative viserait à élargir le cadre du cessez-le-feu à l’ensemble du territoire libanais.
Trump a évoqué, sur son réseau social Truth Social, un échange "très positif" avec le Hezbollah. Il a affirmé que "l'armée israélienne ne les attaquera pas et qu'ils ne répondraient pas non plus par la violence".
Alors que les discussions diplomatiques avançaient, Netanyahu a ordonné à l'armée d'attaquer "des cibles terroristes" dans le sud de Beyrouth, invoquant les "violations répétées" du cessez-le-feu par le Hezbollah. L'armée israélienne a également pris des mesures pour évacuer cette zone densément peuplée, intensifiant ainsi ses opérations militaires au Liban, qui constituent les incursions les plus profondes depuis 1996.
Des tensions croissantes ont été signalées alors que l'Iran a accusé Israël de dépasser des "lignes rouges". Ce climat électrisé survient alors que les négociations destinées à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sont au point mort. Téhéran a déjà signalé que la cessation des hostilités au Liban était une condition préalable pour un accord général.
Sur le terrain, des familles continuaient de fuir la banlieue sud de Beyrouth, alors que des informations d’AFP rapportent une "panique générale" après les annonces israéliennes. En milieu de journée, les rues étaient désertes, marquant la peur qui règne parmi les habitants. Deux ministres européens, en route pour Beyrouth, ont même décidé d'annuler leur visite face à l’escalade des hostilités.
De nombreux pays, dont l'Union européenne, ont exhorté Israël à mettre un terme à son "escalade militaire". Les violences se poursuivent, avec le Hezbollah revendiquant des attaques par missiles contre des installations israéliennes et l’armée israélienne ripostant par des frappes sur des zones ciblées, causant des dommages significatifs.
Le président libanais, Joseph Aoun, tout en dénonçant une "agression féroce" de la part d’Israël, a néanmoins souligné que "le dialogue reste la seule solution pour mettre fin à ce conflit". Selon des données de Beyrouth, le décès de plus de 3 400 personnes a été constaté depuis le début de cette crise en mars dernier, accompagné d'un million de déplacés.
Alors que les tensions s'intensifient et que les incursions israéliennes se multiplient, la situation au Liban reste précaire, rendant l’avenir des pourparlers incertain.







