À l'approche du second tour des élections municipales, prévu le dimanche 22 mars, Marine Le Pen a effectué un déplacement dans le Pas-de-Calais pour soutenir les candidats du Rassemblement National en ballotage. Ce mercredi 18 mars, elle a visité les communes d'Oignies, Courcelles-lès-Lens et Billy-Montigny.
Le Pen, figure emblématique des députés RN, a reçu un accueil chaleureux lors de sa visite. Ces localités, traditionnellement ancrées à gauche, pourraient connaître un renversement au profit de l'extrême droite. « C'est une chance historique », a-t-elle déclaré aux sympathisants locaux.
Un tournant possible dans des villes historiquement de gauche
Dans le cadre de son soutien, Marine Le Pen a mis l'accent sur la candidature de Yannis Gaudillat, un jeune candidat de 21 ans qui a obtenu 42,9 % des voix lors du premier tour à Billy-Montigny. La ville se trouve sous la direction du Parti Communiste depuis près de 50 ans, avec Bruno Troni, son maire actuel, qui a recueilli 37 % des voix.
Troni, lui, n'est pas en reste et défend son bilan avec vigueur. Il a critiqué le candidat RN, soulignant son manque de liens avec la commune. « Il vient de Bourgogne et ne connaît pas notre histoire, c'est clairement son handicap. Nous, nous avons toujours été sur le terrain, à l'écoute des citoyens », a-t-il affirmé.
Les enjeux du second tour
Le retrait du troisième candidat, Joël Rolland, qui représentait la gauche diverses, pourrait jouer en faveur de Troni. « Ensemble, nos résultats totalisent 57 % des voix », a-t-il précisé. Cependant, Yannis Gaudillat reste optimiste. « Nous avons la possibilité de rassembler des électeurs déçus. L'alternance est possible », a-t-il mentionné, tout en promulguant des propositions telles que une police municipale armée et l'installation de caméras de vidéo-surveillance.
Avec des attentes croissantes des électeurs, la dynamique politique de ces territoires pourrait changer de façon significative lors de ce deuxième tour. La tension est palpable et les résultats seront scrutés de près, à l'échelle nationale.
Le contexte est donc délicat, mais les candidats du RN, notamment, veulent redynamiser des territoires délaissés et donner une nouvelle impulsion aux préoccupations des habitants, comme l'a mentionné le politologue Jean-Marc Delasalle dans un article du Le Figaro. La bataille pour le Pas-de-Calais est plus qu'un simple enjeu local, mais symbolique de la montée de l'extrême droite en France.







