Le 13 février, un tribunal britannique a statué que l'interdiction imposée par le gouvernement du groupe militant pro-palestinien Palestine Action, classé terroriste en juillet, était "disproportionnée" et portait atteinte à la liberté d'expression des groupes de défense des droits. Cette décision a suscité l'excitation parmi les partisans du mouvement, qui se sont rassemblés en masse lors de manifestations.
Malgré la décision du tribunal, l'interdiction demeure en vigueur pendant que le ministère de l'Intérieur se prépare à faire appel. La juge Victoria Sharp a souligné que la classification du groupe comme terroriste avait conduit à une infringement significatif des droits fondamentaux à la liberté d'expression et de réunion.
À l'issue du verdict, plusieurs dizaines de militants ont célébré devant le tribunal, exprimant leur victoire. Huda Ammori, la fondatrice de Palestine Action, a déclaré sur X : "Nous avons gagné!" Cette manifestation de joie contraste avec le revers que subit le gouvernement de Keir Starmer, qui fait face à des critiques internationales concernant sa décision, y compris des remarques du Haut-Commissaire aux droits de l'homme et du Conseil de l'Europe.
Le mouvement a été classé comme terroriste suite à des actes de vandalisme sur une base militaire. Cependant, la juge a précisé que l’ampleur des activités de Palestine Action ne correspondait pas au niveau de menace justifiant une telle interdiction. Selon des reports, près de 3 000 personnes, y compris des individus âgés, ont été arrêtées pour avoir soutenu des manifestations en faveur de Palestine Action depuis la décision gouvernementale de juillet.
Source : AFP







