Le député du Rassemblement National, Matthias Renault, a décidé de saisir David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, concernant l’Institut La Boétie, un think tank étroitement lié à La France insoumise. Une enquête menée par Radio Courtoisie, en collaboration avec L'Incorrect, Boulevard Voltaire et Ojim, a soulevé des préoccupations sur le fonctionnement et les avantages fiscaux que cet institut accorde à ses donateurs.
Dans sa lettre, Renault souligne que les dons éligibles à des réductions d'impôt doivent émaner d'organismes d'intérêt général. Or, le positionnement politique affiché par l’Institut, qui s’assume comme un relais des idées de La France insoumise, pourrait remettre en question cette qualification. Le député précise : « Le régime des réductions d’impôt repose sur une condition essentielle : l’organisme bénéficiaire doit présenter un caractère d’intérêt général, notamment au regard de son objet, de sa gestion désintéressée et de l’absence de fonctionnement au profit d’un cercle restreint de personnes. »
Renault pose plusieurs questions cruciales au ministère :
- - Quels montants de reçus fiscaux ont été émis par l’Institut La Boétie ?
- - L’administration fiscale juge-t-elle que l’Institut remplit les conditions d’intérêt général ?
- - Les contributions financières d’une personne morale politique peuvent-elles prétendre être des ressources provenant de la générosité du public ?
- - La subvention de 6 000 euros attribuée par l'État respecte-t-elle les critères légaux ?
- - L’Institut a-t-il respecté les obligations déclaratives en vigueur ?
Lors de la publication de l'enquête, l’Institut La Boétie a contesté les accusations d'irrégularités. Antoine Salles-Papou a réagi en affirmant que l’article 200 du Code général des impôts permet aux dons à des fonds de dotation à caractère philanthropique de donner droit à une réduction d’impôt de 66% sur le montant donné. Selon lui, l'Institut La Boétie est légitime dans ce cadre, tout comme d'autres organisations politiques telles que la Fondapol ou la Fondation Jean-Jaurès.
Cette situation soulève davantage de questions sur la transparence financière des think tanks en France, un sujet qui mérite une attention accrue dans le paysage politique actuel.







